Témoignages Forum Chat
Reconnue d’utilité publique
par décret du 14 août 1996 J.O du 22 août 1996


Témoignages

Témoignage de Noémie


Noémie est une jeune fille de 18 ans, atteinte de la maladie de Crohn. Au-delà des difficultés de la maladie, elle a dû affronter le regard des autres et le harcèlement scolaire. Pour traverser cette période difficile, elle s'est appuyée sur sa famille et ses amis. Elle nous livre aujourd'hui son témoignage plein d'optimisme.

 

Un diagnostic souvent complexe 

J’ai la maladie de Crohn depuis mes 10 ans. Quand j’ai commencé à me sentir malade on pensait que c’était une gastro, alors on a attendu quelques jours mais elle n’est pas passée. Du coup le médecin a commencé des examens plus approfondis avec une coloscopie et des prises de sang. On a vraiment fait de multiples examens avant de savoir que c’était la maladie de Crohn. J’avais la chance d’être suivie en pédiatrie par une femme très bien avec qui je pouvais échanger.

L'école et le regard des autres

A cette époque, j’étais en CM2 et trop faible pour aller à l’école, j’avais l’impression d’être un cadavre si je peux m’exprimer ainsi. J’ai quand même raté quasiment une année scolaire à cause de cette maladie.

Je me répétais qu’il y avait bien pire dans la vie mais je me disais aussi que pour mon âge je n’étais pas aussi en forme que les autres. Et puis c’était une année importante, juste avant l’entrée au collège. Quand on a eu le diagnostic j’ai commencé le Modulen pendant 6 mois afin de reprendre du poids, sans manger grand chose d’autre.  Cela a bien fonctionné, je pense que le Modulen m’a sauvé à ce moment-là et m’a remise d’attaque. J’ai même pu partir en classe de neige, j’étais vraiment heureuse à nouveau.

Ensuite arrivée au collège, j’ai subi le harcèlement scolaire moral et physique de mes camarades. J’étais très très maigre et assez pâle, je ne me sentais même pas bien dans mes vêtements. Cela ajouté à la maladie à gérer au quotidien, j’allais peu à l’école.

Les traitements

Puis, on a déménagé en Vendée et cela a été très bénéfique pour moi. J’ai eu plusieurs traitements avant d’en trouver un qui fonctionnait pour moi. Mon corps en a rejeté beaucoup puis je suis passé aux injections une fois par semaine. Depuis j’ai la chance d’être en rémission et de pouvoir vivre sans traitement.

Et aujourd'hui ? 

Pour le moment j’ai besoin de temps pour moi, de désamorcer cette carapace que je me suis construite et de chercher un travail qui me correspond. J’aimerais beaucoup faire de la boxe mais je suis encore trop fragile pour cela. En attendant, je me suis mise à la pâtisserie pour me changer les idées.

Aujourd’hui si je devais passer un message aux enfants victimes de harcèlement c’est surtout d’en parler autour d’eux. Je pense que c’est la chose la plus importante pour se sentir mieux. Mais aussi de ne pas se laisser faire. On peut être mieux qu’eux et bien plus fort qu’eux !

Surtout, je souhaite dire à toutes les personnes qui a l’heure actuelle mènent un dur combat contre cette maladie. Même si ce n’est pas évident il faut avoir confiance en soi, si l’on reçoit des insultes ou des coups comme j’en ai reçu au collège : le plus important c’est d’en parler, c’est vraiment l’essentiel. Il faut se dire que ce n’est qu’un mauvais passage et le meilleur reste à venir même si ce n’est pas forcément facile d’y croire. Il faut se battre et sourire le plus possible, ne jamais baisser les bras.

Les proches comme soutien

Aussi, je ne remercierais jamais assez ma famille. Mon père qui a été mon héros du début à la fin, il s’est battu pour moi, pour me guérir, il en a pleuré plusieurs fois de me voir comme ça, il a toujours su trouver les mots pour m’aider à avancer. L’amour d’un père envers son enfant, il n’y a pas plus fort comme lien, et c’est dans ces moments là que l’on s’en rend compte. Et ma mère qui même si elle ne me le montrait pas forcément, s’est donnée à fond pour me voir guérir, elle m’a toujours aidé et soutenue. Je voulais aussi remercier profondément ma grande sœur, mon binôme et mon inséparable qui pendant mes prises de Modulen me donnait dans le dos de mes parents quelques bonbons par ci par là, parfois quelques frites… Même si elle s’en voulait elle voyait que ça me faisait du bien, j’en avais besoin, c’était comme ma petite récompense ! J’ai une famille en or qui m’a sauvé du néant de cette maladie qui n’a vraiment pas été facile.

Et enfin ma meilleure amie qui m’a aidé à rire même lorsque je n’en avais pas envie, lors de mes plus durs combats. C’était si facile avec elle, elle m’aidait et a même goûté au Modulen ! Merci infiniment.

J’ai eu la chance d’avoir le soutient de mes proches, et sans eux, je ne serais probablement plus ici. Du soutien lors de ces combats acharnés fait la différence.

Comme dans chaque histoire il y a toujours un héros, moi ce héros là c’est ma famille et ma meilleure amie.  

 

Noémie





Réagissez 6 Commentaire(s) être alerté(e) des nouveaux commentaires

actualités
prés de chez vous

Échanger avec la communauté

Derniers posts

Bonsoir, moi je remarque depuis quelques semaine s...
Cindy23 - le 10/12/2019 00:02

Bonjour à tous, Je souhaiterais savoir si certai...
Thauvinus - le 09/12/2019 12:32

Bonsoir,après 5 mois de traitement sous humira j'a...
Sandros_13 - le 08/12/2019 19:06

Bonjour, Je doit commencer un traitement anti tnf...
Siiana08 - le 07/12/2019 13:33

Dernière actu / La recherche
Dernière actu / Rhône-Alpes
Dernière actu / L'afa
Suivez-nous sur Suivez-nous sur afa Web TV

Info MICI Info MICI

Un portail d'information qui rassemble l'information validée sur la maladie de Crohn et la Recto-colite hémorragique dédié aux malades et proches mais aussi des professionnels de santé.

S'informer S'informer

L'application mobile afaMICI vous permet de :

- Accéder aux toilettes les plus proches

- Suivre l'actualité des MICI

- Avoir des infos pratiques

L'application afaMICI est disponible sur :

Inscrivez-vous à notre newsletter Inscrivez-vous à notre newsletter
Autres sites Autres sites de l'afa

MICI Connect 

L'Observatoire national des MICI 

Journée Mondiale des MICI